Le rideau se lève sans que la salle soit aucunement prévenue ni par les trois coups, ni par les lumières. Les treize personnages bavardent entre eux et la discussion paraît animée. On doit les entendre, par bribes, de la salle. Aucun n'a remarqué que le rideau est levé. Après une minute, Wilfrid Moineau s'en aperçoit, voit le public et essaie de faire taire ses compagnons, sans y arriver. Les disputes vont même s'envenimant, si bien qu'il crie, qu'il commence son texte au public qui ne peut le comprendre. Après ce premier essai, il va en coulisses, revient avec un lourd maillet et frappe les 3 coups, lentement, mais fort, à l'avant-scène. Après le premier coup, les acteurs se taisent, mais miment encore leurs discussions, après le deuxième coup, les lumières de la salle s'éteignent, après le troisième coup les acteurs s'immobilisent jusqu'au moment où chacun à tour de rôle quittera la scène pour les coulisses.
Introduction de la pièce de théâtre Mon Horoscopie, écrite par André Bonsang.
C'est celle qu'on va jouer cette année.
Cool, non?